Conservation durable : L’avenir du Karité en Côte d’Ivoire au cœur de la recherche
L’arbre à beurre (Vitellaria paradoxa Gaertn), pilier socio-économique et écologique des savanes d’Afrique de l’Ouest, est au centre des travaux de recherche d’Affi Jean Paul ATTIKORA à Gembloux Agro-Bio Tech. Son étude propose des stratégies innovantes pour la conservation et l’amélioration génétique de cette espèce emblématique.
Un enjeu stratégique pour la biodiversité et l’économie
Le karité est bien plus qu’un simple arbre : c’est une ressource vitale pour les populations rurales, particulièrement pour les femmes qui transforment ses noix en beurre. Cependant, l’espèce fait face à des menaces croissantes liées aux changements climatiques et à la pression anthropique.
Les recherches d’Affi Jean Paul ATTIKORA visent à assurer la pérennité de cette ressource en Côte d’Ivoire par une approche scientifique rigoureuse combinant gestion durable et biotechnologie végétale.
Les axes majeurs de l’étude
Le projet de recherche s’articule autour de deux piliers fondamentaux :
- Conservation Durable : Cartographier et évaluer la diversité génétique des populations de karité afin de protéger les zones à haute valeur écologique et de maintenir la résilience de l’espèce.
- Amélioration Génétique : Identifier les spécimens présentant les meilleures caractéristiques (rendement en beurre, résistance à la sécheresse, croissance rapide) pour orienter les futures campagnes de reboisement et de production.
Un impact direct sur le développement local
En renforçant les connaissances sur le patrimoine génétique du karité ivoirien, cette thèse contribue à :
- Soutenir la filière beurre de karité, un secteur clé pour l’exportation et les revenus des ménages ruraux.
- Lutter contre la désertification en favorisant la régénération assistée de cet arbre résistant.
- Promouvoir une agriculture durable, intégrée dans le tissu social et économique local.
Excellence et Coopération
Ce travail illustre l’engagement de Gembloux Agro-Bio Tech (Université de Liège) dans la coopération internationale et la recherche appliquée. En mettant la science au service de la protection des bioressources tropicales, l’université réaffirme son rôle d’acteur majeur du développement durable à l’échelle mondiale.